Récit d’un promeneur assis à l’ombre d’un vieil arbre Cela faisait des semaines que je venais m’asseoir là, au pied de ce chêne. Toujours le même. Toujours ce tronc large comme une étreinte oubliée, cette écorce rêche, sillonnée comme les paumes d’un vieil ami. Je venais sans raison précise. Peut-être par fatigue du monde, ou par besoin d’un silence qui ne juge pas. Un matin d’été, plus chaud que les précédents, je m’adossai contre lui avec un soupir. Mon dos contre son dos.